Actualités

21 septembre 2019 - 21 septembre 2020

Journée mondiale de la bibliodiversité, la Déclaration internationale des éditrices et éditeurs indépendants sur www.alliance-editeurs.org


08 novembre 2019 - 10 novembre 2019

Salon de l'Autre Livre à l'Espace des Blancs Manteaux Paris 4e

Halle des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple Paris 4e. Entrée libre.

  • vendredi 8 novembre : 14h-21h
  • samedi 9 novembre : 11h-21h
  • dimanche 10 novembre : 11h-19h

 



28 novembre 2019 - 29 novembre 2019

Sextant aux 6e Rencontres d'histoire de Gennevilliers les 28 et 29 novembre 2019, à l'espace des Grésillons

vendredi 28 novembre : 14-18h

samedi 29 novembre : 11-18h

esapces des Grésillons, métro Gabriel Péri, Gennevilliers



12 février 2020 - 12 février 2020

Conférence de Jean-Paul Loubes le 12 février au centre Théodore Monod à Colmar

autour de son ouvrage "Tourisme, arme destruction massive"

Le 12 février au centre Théodore Monod, rue Gutenberg, à 20 heures.



03 avril 2020 - 05 avril 2020

Sextant au salon printanier de l'Autre livre du 3 au 5 avril 2020 au Palais de la femme à Paris

94 rue de Charonne, 75011 Paris

vendredi 3 avril 2020, de 14 à 20h

samedi 4 avril 2020, de 11h à 20h

dimanche 5 avril 2020, de 11h à 18h



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L'Appartement communautaire
L'Appartement communautaire
l'histoire cachée du logement soviétique


Date de parution : 2007
ISBN : 978-2-84978-014-5
cahier 32 pages couleur
368 pages
26 €


Le livre :
Du passé faisons table rase : En même temps que le capitalisme proclamait sa victoire après la chute de l'URSS, le monde entier s'empressait de se détourner de l'histoire concrète de ce système totalitaire qui pourtant avait duré plus de 70 ans, à l'exception des atrocités commises en son nom ( purges, Goulag, etc). Pour la plupart des Occidentaux, l'URSS reste aujourd'hui encore un mystère à peine moins opaque qu'au temps de la guerre froide. Qui sont les Russes ? Quelle était la vie quotidienne des soviétiques ? Après l'histoire de la datcha en Russie , celle de l'appartement communautaire lève un énorme et salutaire pan de voile. Car, parmi les réformes du gouvernement bolchevique après la révolution de 1917, le partage des « mètres carrés habitables » est sans doute la plus radicale et à effets les plus immédiats sur la vie des citadins. En décembre 1918, les appartements des immeubles de rapport et les hôtels particuliers sont divisés en parties individuelles et en parties communes. Conçue au départ comme provisoire, l’habitation communautaire devient peu à peu le logement le plus répandu dans les grandes villes : c'est là le rappel permanent de la précarité économique, cachée derrière les façades des immeubles et donc facilement supprimée de l’image affichée du pays socialiste. Pour écrire cette histoire réelle, - et aux yeux des Russes, dévalorisante - la chercheuse Katia Azarova a recueilli de nombreux témoignages d'habitants. Son livre nous donne des clés pour comprendre un peu mieux la société soviétique d'hier, et celle des Russes d'aujourd'hui.


Auteur :
Née en 1968 à Moscou, Katia Azarova est architecte diplômée de l'Institut d'architecture de Moscou (1992), titulaire d'un DEA de l'école d'architecture de Belleville (1994) et docteur en sciences humaines. Ce livre est tiré de sa thèse soutenue en 2003. Elle vit à Paris depuis 1992. 

La presse en parle
La lecture du livre de Katerina Azarova, sur l'appartement communautaire soviétique, que viennent de publier les Éditions du Sextant, un petit éditeur indépendant et original, fait froid dans le dos.… Mêlant à la fois l'approche historique, théorique et urbaniste, Katerina Azarova nous fait pénétrer (photos à l'appui) à l'intérieur d'un enfer au quotidien : le téléphone commun, placé dans l'entrée de l'appartement, d'où il n'est pas possible de passer un coup de fil sans que l'ensemble des habitants du logement n'entende les plus infimes secrets ; la cuisine ou la salle de bains, toujours en désordre parce que personne ne se sent vraiment responsable de sa propreté, etc. Le très grand intérêt de Mme Azarova est d'avoir su inscrire ce travail documentaire dans une perspective plus ambitieuse d'histoire des idées politiques. Car l'appartement communautaire vient de loin, si l'on peut dire. Il est la traduction concrète du grand mouvement utopique, notamment français, du XIXe siècle. On y trouve les idées de Fourier (le phalanstère), de Bakounine, la nostalgie du Mir, la vieille communauté foncière russe, et déjà les délires postmodernes sur « l'unisexualité » (Leonid Heller) qui donnent aux théories du « genre » de Mme Judith Butler une impression de « déjà-vu ».
LE FIGARO LITTÉRAIRE, 6 septembre 2007